unione europea
pon inclusione
ministero del lavoro e delle politiche sociali
IT_Card-(2)
loghi

News

Dossier statistique sur l’Immigration 2023

Le Dossier Statistique sur l’Immigration, maintenant dans sa 33ᵉ édition, est un rapport annuel qui illustre le paysage migratoire de l’Italie dans ses domaines thématiques et territoriaux les plus fondamentaux, grâce à une analyse raisonnée des données statistiques les plus récentes.

En 2022, en Italie, l’emploi est revenu aux niveaux de 2019, mais avec une croissance différenciée selon la citoyenneté : plus forte pour les étrangers (+5,2 %) que pour les Italiens (+2,1 %). Dans l’ensemble, les étrangers représentent 10,3 % de la population totale employée et 16,0 % des chômeurs. De plus, leur impact sur la main-d’œuvre totale présente une forte variabilité : moins de 1 % dans les services généraux des administrations publiques, environ 2 % dans le secteur du crédit et des assurances et dans celui de l’éducation, 15,6 % dans la construction, 17,0 % dans les hôtels/restaurants et l’agriculture, et 62,2 % dans les services aux familles. L’Italie continue d’employer massivement des étrangers dans des activités manuelles et à faible qualification, entraînant des salaires inférieurs : les travailleurs non communautaires employés par des entreprises du secteur privé gagnent, selon l’Inps, 31,2 % de moins que la moyenne de la même catégorie. Plus de 6 étrangers sur 10 exercent des professions non qualifiées.

D’après les données analysées, il ressort que 405 municipalités italiennes sont confrontées à des pratiques illégales dans le travail agricole : 129 dans le nord, 82 dans le centre, 123 dans le sud et 71 dans les Îles. Par rapport au recensement de 2018, où elles étaient au nombre de 205, elles ont doublé, confirmant que l’exploitation en agriculture est devenue presque « physiologique » dans l’ensemble de la chaîne agroalimentaire, y compris les secteurs d’excellence. À son tour, le travail domestique, dont 70 % des travailleurs sont des immigrants, a vu en 2022 une diminution du nombre d’employés, en particulier parmi les étrangers : ces derniers sont d’environ 622 000, soit une baisse de 8,4 %, qui dans de nombreux cas est indicatif d’un glissement vers le travail au noir, favorisé également par l’absence de politiques de bien-être et fiscales adéquates visant à encourager le travail régulier.